Un fast-food végétarien: le « East Side Burgers »

La faim nous guide parfois vers des lieux insolites. C’est ce qui nous est arrivé quand nous avons quitté le salon du Paris Vegan Day à la recherche d’un restaurant végétarien.

Le bruit court parmi le petit monde vegé qu’un fast-food nommé East Side Burgers a ouvert ses portes à Paris. C’est sûr que le concept est prometteur: un fast-food attire toujours du monde, s’il est en plus végétarien, l’endroit promet d’être branché et à la mode, tant pour le public novice que pour les plus avertis.

Devanture du East Side Burgers

Ce restaurant, qui s’apparente à un snack, puisqu’on y mange sur le pouce dans un lieu relativement petit, se situe dans le 11ème arrondissement de Paris. En fait, c’est assez facile à trouver, même pour les petits provinciaux comme nous. Il suffit de prendre la ligne 9 du métro, et de descendre à la station Saint Ambroise. Le East Side Burgers se situe juste en face de la bouche de métro. Pour notre part, nous avons pris la ligne 5, nous sommes descendus à la station Richard Lenoir, puis nous avons suivi sur une cinquantaine de mètres une avenue boisée (Boulevard Richard Lenoir) et avons tourné à la première à droite, pour tomber sur le snack.

Autant vous dire qu’il a fallu nous armer d’un peu de patience pour pouvoir goûter un hamburger végétarien ou vegan, une petite foule faisant déjà la queue devant l’entrée. Il est bon de préciser que nous nous y sommes rendus le jour du « Paris Vegan Day »  qui a attiré beaucoup de monde. Certains, comme nous, ont eu l’idée de manger végétarien dans un endroit un peu plus calme.

La décoration extérieure est sympathique, on dirait de loin un Café Starbucks, des tons vert sapin, il y a un air de déjà vu.

Nous commandons au comptoir, et avons le choix entre deux types de hamburgers: le fromager ou le forestier. Pour le deuxième, il y a l’option « vegan ».

En gros, dans un hamburger, vous avez un steak de tofu, des oignons frits, de la salade, une sauce, une tranche de fromage ou de substitut de « fromage », des champignons pour le forestier. Il semblerait que les produits Vegusto soient utilisés dans les hamburger, mais nous en sommes pas certain.

Nos deux menus
les menus sont prêts à être dévorés

Nous nous installons au sous-sol, très bien éclairé. Un haut-parleur nous appelle quand les menus sont prêts, ce qui est bien pratique. Les burgers sont accompagnés de frites excellentes et d’une canette de soda. On peut aussi ajouter un dessert, comme un cheesecake ou des cupcakes (vegans). A noter que le cheesecake était délicieux.

En conclusion, c’était bon, je n’oserais pas dire « comme un vrai fast-food », mais la ressemblance est marquante. Les prix sont corrects, environ 9 euros pour un menu, un tout petit peu plus cher qu’au McDo, mais il y a sans aucun doute la qualité et la marque de fabrique « veggie » en plus.

le burger "Fromager"   le burger "le Forestier" vegan
à gauche, le « Fromager » ; à droite, le « Forestier »

D’ailleurs, si vous n’êtes pas tentés par la formule « hamburger-frites », vous pouvez remplacer les frites par une salade coleslaw, et des quiches maison sont également proposées.

Infos pratiques:

60, Boulevard Voltaire
75011 PARIS

Burgers proposés à partir de 5,95 €
Carte bleue à partir de 13 €

Le site internet eastsideburgers.fr détaille bien la carte, elle change d’ailleurs chaque jour, et les semaines ne se ressemblent pas.

 

Carte des lieux « vege-friendly » à Mulhouse

En nous promenant à Bâle, en Suisse voisine, nous avons eu la surprise de découvrir un stand de l’association végétarienne locale.

Celle-ci distribuait une carte situant les différents adresses veganes de la ville.

Carte vegan de BâleExtrait de la carte de Bâle

Suivant cette superbe idée qui synthétise le « monde végétarien/végétalien » de la cité rhénane, nous avons voulu faire la même chose avec notre ville: Mulhouse.

Bien sûr, la liste des restaurants et bars végétariens/végétaliens de Mulhouse est beaucoup moins fournie. Vous pouvez relire notre article concernant les restos mulhousiens pour vous donner un aperçu.

Mulhouse by night

Aussi, nous avons décidé d’ajouter à notre carte les supérettes bio qui vendent des produits végés et les magasins qui se sont engagés à ne pas vendre de fourure. Vous pouvez retrouver la liste ici.

Cliquez sur la carte ci-dessous pour mieux voir le résultat:

Cliquez pour agrandir

Centre-ville de Mulhouse

 

Comme l’agglomération mulhousienne est étendue et qu’un certain nombre de magasins se situent dans les communes périphériques, il fallait faire une seconde carte pour tout montrer.

Cliquez pour agrandir

La majorité des magasins en périphérie sont des magasins bio, sauf le Décathlon à Wittenheim. Voici les adresses :

Didenheim

– Bio Jardin – 4, rue des Alpes

Kingersheim

– Les Sheds – 2A, rue d’Illzach

Mulhouse/Morschwiller-le-Bas

– Botanic – 65, rue du Frioul – 68200 Mulhouse

Sausheim

– Le Serpent Vert – 1, rue des Alpes

Wittenheim

– Décathlon – Rue des Mines Anna ZAC du Carreau Anna
– L’eau vive – 9, rue Louis Aragon
– Satoriz – 13, rue de Soultz

Evidemment, toutes les villes méritent d’avoir leur carte, mais cet article vous permettra peut-être d’y voir plus clair si vous vous promenez à Mulhouse !

Barcelone, la vegan way of life

La semaine dernière, j’ai abandonné les Vosges et l’Alsace pour prendre une semaine de soleil à Barcelone. Cette ville m’attirait depuis longtemps et tout mon entourage y était déjà allé. La seule vision que j’avais de la ville était celle tirée du film « l’Auberge espagnole » de Cédric Klappisch !

Avant de partir, on m’avait dit que Barcelone était aussi connue pour son ouverture d’esprit, notamment par rapport au végétarisme/végétalisme. Ça tombait justement bien!

Je vous propose de vous faire un petit compte rendu de mon voyage, des différentes découvertes sur le végétalisme à Barcelone.

Premier jour, arrivée vers 10h par l’avion en provenance de Bâle, nous prenons le train pour nous rendre au centre-ville. C’est pratique, une sorte de RER nous dépose à la « Passeig de Gracia », à deux pas de la Plaça de Catalunya et de l’auberge de jeunesse, presque au coeur de la ville. Pas de chance, la réception est fermée et nous pouvons juste déposer nos bagages. Qu’à cela ne tienne, nous partons à l’assaut de la ville, et déambulons vers la Rambla, une rue très touristique bordée de palmiers qui rejoint le front de mer.

Comme il commence à être midi, l’heure du déjeuner, nous cherchons un endroit pour grignoter (oui, le ventre n’est pas encore habitué à l’heure espagnole du repas). Nous tombons sur le marché de la Boqueria, magnifique lieu de couleurs où toutes sortes de produits sont échangés.

D’abord décontenancés par la quantité de charcuterie et de produits de la mer débordant des étales, nous nous enfonçons dans le marché et trouvons des stands où sont vendus des produits bio, différentes salades, samossas d’épinards et de fromage, et salades de fruits. Bizarrement, peu de salades et samossas avec de la viande ! Alors que dans d’autres régions, les gens se bousculeraient autour d’une sandwicherie, on voit ici que ce sont les stands de salades qui ont le plus de succès, il faut presque se battre pour en avoir !

Nous achetons deux salades, des beignets d’épinards et de fromage. Direction le front de mer pour déguster notre premier repas barcelonais, avec le soleil et le ciel bleu.

Ces deux salades nous ont tenu l’estomac toute l’après-midi. nous avons pu arpenter toute la ville, et nous avons même pu nous mettre à l’heure espagnole, puisque nous avons commencé à avoir faim seulement vers 22h !

A la Boqueria, nous avons été attirés par un stand dont le slogan était « organic is orgasmic ». Le vendeur nous disait qu’ils tenaient aussi un restaurant appelé « Organic » (bio en anglais) et que tout était végétalien (ou presque, on verra plus tard pourquoi). Nous nous sommes donc rendus dans ce petit resto le soir, situé non loin de la Rambla, proche de la Carrer de l’Hospital. Comme nous sommes à Barcelone, le service commençait à 21h et nous étions les premiers à être servis ! Décor digne d’une cantine, avec des matériaux de récupération, orginal…

Au menu, ayant une grosse faim, j’ai choisi la formule « Entrée + Plat + Dessert ». L’entrée était un buffet froid avec une soupe aux légumes. On pouvait se servir parmi les différentes crudités et sauces.

Bon, je ne suis pas expert dans la disposition culinaire de l’assiette. J’ai donc pris une salade de carottes, houmous, olives, pousses de soja, semoule, pommes de terre et tomates. Bien sûr, il y avait encore d’autres petites entrées, mais il fallait garder un peu de place dans l’estomac!

Pour le plat, il s’agissait d’une assiette de tapas. Pour moi c’était tout nouveau, j’associais plus cette spécialité espagnole au chorizo, saucisson, anchois qu’à un plat végétarien. Et là, je n’ai pas été déçu.

Dans l’assette, tarte à l’oignon, tarte à l’aubergine, purée d’aubergine, quinoas marinés, riz aux champignons.

Ce qui m’a surpris, c’est surtout la découverte de nouvelles saveurs, textures, ce qu’on peut faire avec tel ou tel ingrédient, qu’on ne retrouve pas quand on cuisine simplement chez soi (enfin pas chez moi)

Enfin, le dessert était une mousse au chocolat. Etant curieux, je demande à la serveuse s’il s’agit d’une mousse végétalienne, elle me répond qu’elle-même est végétalienne mais que sa maman qui les prépare ne l’étant pas, les desserts sont faits avec des recettes classiques.

Le prix est resté raisonnable : 15 €

 

Le deuxième jour, nous découvrons la vieille ville, et ses rues étroites et sinueuses. Le soir il est prévu de manger dans un autre restaurant végétalien. Il y en a un certain nombre autour de la Plaça George Orwell, et nous nous dirigeons vers ce coin de ville. Sur place, nous tombons sur le « Vegetalia ». Le décor ressemble à un fast food américain, les cuisines et le comptoir donnent directement sur la salle. Au moins, ils ne cachent rien !

L’entrée, c’est une assiette de tapas pour deux. La disposition est soignée, et on retrouve de l’houmous, des fajitas, de la salade, deux nems (et la sauce soja qui va avec).

Pour le plat principal, j’ai été tenté par le maxi hamburger végétalien. On ne se cachera pas qu’il était facile à faire, une galette de pomme de terre, des tomates, un peu d’houmous, le tout entre deux tranches de pain de mie aux céréales. L’amie qui était du voyage avait pris un burrito aux légumes. Des photos parlent plus que des explications :

Le lendemain, nous partons à l’assaut du Parc Güell, grand espace de verdure au nord de la ville initié par le fameux Gaudi (où l’on retrouve ses traces un peu partout à Barcelone). Forcément, 15 hectares à visiter ça creuse ! A la sortie du parc, notre chemin nous mène vers un petit snack touristique, et les plats végétariens sont vraiment faciles à trouver ! En témoignent ces deux petits encas:

Le reste de la semaine, étant accompagné par une amie omnivore (certes ouverte aux dégustations de plats végétariens), il fallait bien lui faire plaisir aussi ! Et donc les derniers restaurants n’étaient pas spécifiquement végés, si ce n’est que manger végétarien n’est vraiment pas difficile à Barcelone, même dans des restaurants à tapas classiques. On mange à sa faim (tapas de tomates séchées, légumes et champignons, boules de mozzarella…) et on en a pour son argent (entre 10 et 15 euros, ça reste très raisonnable)

J’ai pu me rendre le dernier jour dans une boutique qui vendait des patisseries vegan. Je ne les ai pas goutées, mais celles que j’ai ramenées ont été très appréciées ! Florilège de sucreries :

Enfin, dernier détour par un « supermercat » (supermarché) qui vend des produits vegan, il faut le voir pour le croire. Comme mon sac de voyage n’était pas extensible, j’ai ramené un paquet de bonbons sans gélatine de porc.

En conclusion, ces vacances ont été riches en découvertes, pour une ville que je ne connaissais absolument pas !

 

Escapade et découverte à Nancy

En balade à Nancy, nous cherchions un petit restaurant pour le repas de midi. Quelque chose au prix abordable, avec un choix de plats végétariens de préférence (ou végétaliens mais nous ne sommes pas difficile, surtout quand l’estomac crie famine…)

Après un quart d’heure à tourner dans le centre-ville, d’humeur un peu ronchonne à ne rien trouver alors que le ventre était toujours vide, nous tombons sur un restaurant qui nous a laissé rêveur:

Le petit resto s’appelle Eat’s good. En fait, comme le dit le patron, le principe est simple : on fait comme à la maison.
On prend donc une entrée, celle de notre choix, et on s’assoit où l’on veut. En l’occurrence, nous avons choisi ces deux entrées:

à gauche courgettes avec un peu de miel, et à droite compote d’avocats, de choux agrémentés d’un choux fleur.

Nous avons tous les deux trouvé les entrées raffinées, et celles-ci donnaient envie de découvrir la suite, notre appétit n’ayant pas de limites :) Petit regret, de la crème était utilisée dans les entrées, elles n’étaient donc pas végétaliennes.

Nous sommes donc retourné au comptoir, et nous nous sommes vus proposer deux bases pour le plat : pâtes ou risotto. A partir de cette base, nous pouvons choisir une ou deux sauces parmi un choix de 5 sauces  : sauce aux champignons,  à la crème et carottes, sauce au poisson etc (le restaurant ne sert pas de viande mais n’est pas végétarien et sert du poisson). Et voici le résultat:

Derrière cette image qui ne donne pas forcément le meilleur aperçu, se cache un plat qui a été englouti en 2 minutes. Là, il s’agit du risotto et de la sauce aux carottes. La sauce aux carottes était délicieuse, un peu épicée.

Enfin, en dessert, nous avons pris une mousse aux framboises et une compote de mirabelles, qui malheureusement n’ont pas eu le temps d’être prises en photo. Un dessert contenait de la gélatine, nous avons donc passé notre chemin (il faut se renseigner avant de faire son choix).

En tout, nous en avons eu chacun pour 11 euros, en prenant la formule unique entrée-plat-dessert appelée la « formule cœur ». En prenant cette formule, le restaurant s’engage à offrir un sandwich à un sans-abri. Le geste nous a beaucoup séduit et c’est avec grand plaisir que nous reviendrons!

Les +

  • Accueil chaleureux
  • Pas trop cher
  • Le principe un repas acheté, un sandwich offert à un sans-abris
  • Entrées et desserts originaux
  • Un effort pour le végétarisme

Les -

  • Le plat principal n’est pas très recherché, on aurait aimé un peu plus d’originalité (choix unique entre risotto et pâtes)
  • On pourrait se croire dans un restaurant végétarien, mais celui-ci propose du poisson, évidemment, on est un peu déçu. Idem pour la gélatine au dessert.

L’adresse:

Eat’s Good
26, rue du Pont Mouja
54000 Nancy
03.83.33.90.40
Arrêt de tram: Point central