L’engagement d’une marque de surgelés pour notre équilibre alimentaire

Sur le chemin entre mon appartement et le bureau, il existe une boutique Thiriet. Je passe tous les jours devant sans m’arrêter, me faisant la réflexion qu’un repas cuisiné avec des produits frais vaut beaucoup mieux qu’un produit raffiné surgelé. Mais aujourd’hui, j’ai décidé de m’y arrêter. Certainement la flemme de me faire à manger, je me dis que c’est l’occasion de tester la marque, et la mettre à rude épreuve face à un végétarien convaincu (à défaut pour le moment d’être végétalien)

Je déambule dans ce petit magasin aux allures d’épicerie (sauf qu’à la place des rayons, on trouve plutôt des congélateurs!) à la recherche de produits qui pourraient me satisfaire.

Première vision, un congélateur complètement rempli de légumes. Je trouve ça intéressant, au lieu d’acheter des petits pois en boite, peut être que ces légumes sont plus naturels que ce que l’on peut trouver dans les rayons d’un supermarché. Comme je n’ai pas prévu d’acheter de paquet pour faire la cuisine pour 5 personnes, je continue ma visite.

Je tombe sur un rayon « snacking » qui, je me dis, pourra très bien me satisfaire ce soir, un coup au micro-ondes ou au four, et le produit sera prêt! J’ai ainsi acheté ces 3 produits:

J’avoue, la flemme de se faire à manger veut dire amoncellement de fromage. Il va falloir remédier à ça dans mes prochains repas (voir l’article spécialement consacré)

Bref, je continue ma visite et le responsable des lieux vient à ma rencontre et commence à discuter avec moi. Il souhaite savoir si je connais la marque, quels sont mes attentes, et quels autres produits il pourrait bien essayer de me faire acheter. Comme je lui dis que je suis végétarien (et qu’une grande partie du magasin ne me concerne donc pas), il semble bien embêté, et me tend un prospectus sur l’éthique de la marque Thiriet.

J’ai trouvé ça assez ubuesque qu’on me donne un prespectus avec une photo de poisson cuisiné, après avoir parlé de mon régime alimentaire, mais passons. Le gérant m’explique en effet que Thiriet s’est engagé à privilégier une alimentation saine et, « comme pour les végétariens » (dixit le responsable), la marque a pour objectif de veiller aux qualités nutritionnelles de ses recettes.

Ainsi, Thiriet a signé en 2011 auprès du Ministère de la Santé une charte d’engagements dans le cadre du « Programme National Nutrition et Santé ». Voici le résumé inscrit sur la brochure:

(Cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Au delà de la bonne conscience que se donne Thiriet pour nous vendre des produits « plus sains », on constatera que la viande et le poisson prennent une bonne place dans la charte, notamment avec les points 4 et 5. L’entreprise joue clairement sur le terrain de la santé, et met à égalité dans son prospectus la viande et le poisson avec les légumes et les fruits. Quand on sait que les produits issus de chaire animale contiennent plus d’acides gras saturés, plus de sodium (équivalent sel), et plus de calories (sans compter les toxines, pesticides et autres produits chimiques), il y a de quoi se poser des questions sur le bien fondé de la démarche de Thiriet à veiller à notre équilibre alimentaire. Pour moi, il s’agit davantage d’une démarche markéting que d’une bienveillance à l’égard de notre santé.

Pour finir, je ne résiste pas à l’envie de vous montrer la dernière page du prospectus:

L’image est explicite: mangez sain, mangez du poisson pané, surtout pour les enfants, ils préféreront! :) Et le slogan: « partager de nouvelles façons de bien se nourrir, chaque jour, par plaisir ». La référence à la viande est omniprésente, et s’intercale avec des petites références à des plats plus « verts ». Le prospectus aurait été moins vendeur s’ils avaient mis à la place du poisson pané un exemple de salade ou de légumes cuits à la vapeur.

 

Barcelone, la vegan way of life

La semaine dernière, j’ai abandonné les Vosges et l’Alsace pour prendre une semaine de soleil à Barcelone. Cette ville m’attirait depuis longtemps et tout mon entourage y était déjà allé. La seule vision que j’avais de la ville était celle tirée du film « l’Auberge espagnole » de Cédric Klappisch !

Avant de partir, on m’avait dit que Barcelone était aussi connue pour son ouverture d’esprit, notamment par rapport au végétarisme/végétalisme. Ça tombait justement bien!

Je vous propose de vous faire un petit compte rendu de mon voyage, des différentes découvertes sur le végétalisme à Barcelone.

Premier jour, arrivée vers 10h par l’avion en provenance de Bâle, nous prenons le train pour nous rendre au centre-ville. C’est pratique, une sorte de RER nous dépose à la « Passeig de Gracia », à deux pas de la Plaça de Catalunya et de l’auberge de jeunesse, presque au coeur de la ville. Pas de chance, la réception est fermée et nous pouvons juste déposer nos bagages. Qu’à cela ne tienne, nous partons à l’assaut de la ville, et déambulons vers la Rambla, une rue très touristique bordée de palmiers qui rejoint le front de mer.

Comme il commence à être midi, l’heure du déjeuner, nous cherchons un endroit pour grignoter (oui, le ventre n’est pas encore habitué à l’heure espagnole du repas). Nous tombons sur le marché de la Boqueria, magnifique lieu de couleurs où toutes sortes de produits sont échangés.

D’abord décontenancés par la quantité de charcuterie et de produits de la mer débordant des étales, nous nous enfonçons dans le marché et trouvons des stands où sont vendus des produits bio, différentes salades, samossas d’épinards et de fromage, et salades de fruits. Bizarrement, peu de salades et samossas avec de la viande ! Alors que dans d’autres régions, les gens se bousculeraient autour d’une sandwicherie, on voit ici que ce sont les stands de salades qui ont le plus de succès, il faut presque se battre pour en avoir !

Nous achetons deux salades, des beignets d’épinards et de fromage. Direction le front de mer pour déguster notre premier repas barcelonais, avec le soleil et le ciel bleu.

Ces deux salades nous ont tenu l’estomac toute l’après-midi. nous avons pu arpenter toute la ville, et nous avons même pu nous mettre à l’heure espagnole, puisque nous avons commencé à avoir faim seulement vers 22h !

A la Boqueria, nous avons été attirés par un stand dont le slogan était « organic is orgasmic ». Le vendeur nous disait qu’ils tenaient aussi un restaurant appelé « Organic » (bio en anglais) et que tout était végétalien (ou presque, on verra plus tard pourquoi). Nous nous sommes donc rendus dans ce petit resto le soir, situé non loin de la Rambla, proche de la Carrer de l’Hospital. Comme nous sommes à Barcelone, le service commençait à 21h et nous étions les premiers à être servis ! Décor digne d’une cantine, avec des matériaux de récupération, orginal…

Au menu, ayant une grosse faim, j’ai choisi la formule « Entrée + Plat + Dessert ». L’entrée était un buffet froid avec une soupe aux légumes. On pouvait se servir parmi les différentes crudités et sauces.

Bon, je ne suis pas expert dans la disposition culinaire de l’assiette. J’ai donc pris une salade de carottes, houmous, olives, pousses de soja, semoule, pommes de terre et tomates. Bien sûr, il y avait encore d’autres petites entrées, mais il fallait garder un peu de place dans l’estomac!

Pour le plat, il s’agissait d’une assiette de tapas. Pour moi c’était tout nouveau, j’associais plus cette spécialité espagnole au chorizo, saucisson, anchois qu’à un plat végétarien. Et là, je n’ai pas été déçu.

Dans l’assette, tarte à l’oignon, tarte à l’aubergine, purée d’aubergine, quinoas marinés, riz aux champignons.

Ce qui m’a surpris, c’est surtout la découverte de nouvelles saveurs, textures, ce qu’on peut faire avec tel ou tel ingrédient, qu’on ne retrouve pas quand on cuisine simplement chez soi (enfin pas chez moi)

Enfin, le dessert était une mousse au chocolat. Etant curieux, je demande à la serveuse s’il s’agit d’une mousse végétalienne, elle me répond qu’elle-même est végétalienne mais que sa maman qui les prépare ne l’étant pas, les desserts sont faits avec des recettes classiques.

Le prix est resté raisonnable : 15 €

 

Le deuxième jour, nous découvrons la vieille ville, et ses rues étroites et sinueuses. Le soir il est prévu de manger dans un autre restaurant végétalien. Il y en a un certain nombre autour de la Plaça George Orwell, et nous nous dirigeons vers ce coin de ville. Sur place, nous tombons sur le « Vegetalia ». Le décor ressemble à un fast food américain, les cuisines et le comptoir donnent directement sur la salle. Au moins, ils ne cachent rien !

L’entrée, c’est une assiette de tapas pour deux. La disposition est soignée, et on retrouve de l’houmous, des fajitas, de la salade, deux nems (et la sauce soja qui va avec).

Pour le plat principal, j’ai été tenté par le maxi hamburger végétalien. On ne se cachera pas qu’il était facile à faire, une galette de pomme de terre, des tomates, un peu d’houmous, le tout entre deux tranches de pain de mie aux céréales. L’amie qui était du voyage avait pris un burrito aux légumes. Des photos parlent plus que des explications :

Le lendemain, nous partons à l’assaut du Parc Güell, grand espace de verdure au nord de la ville initié par le fameux Gaudi (où l’on retrouve ses traces un peu partout à Barcelone). Forcément, 15 hectares à visiter ça creuse ! A la sortie du parc, notre chemin nous mène vers un petit snack touristique, et les plats végétariens sont vraiment faciles à trouver ! En témoignent ces deux petits encas:

Le reste de la semaine, étant accompagné par une amie omnivore (certes ouverte aux dégustations de plats végétariens), il fallait bien lui faire plaisir aussi ! Et donc les derniers restaurants n’étaient pas spécifiquement végés, si ce n’est que manger végétarien n’est vraiment pas difficile à Barcelone, même dans des restaurants à tapas classiques. On mange à sa faim (tapas de tomates séchées, légumes et champignons, boules de mozzarella…) et on en a pour son argent (entre 10 et 15 euros, ça reste très raisonnable)

J’ai pu me rendre le dernier jour dans une boutique qui vendait des patisseries vegan. Je ne les ai pas goutées, mais celles que j’ai ramenées ont été très appréciées ! Florilège de sucreries :

Enfin, dernier détour par un « supermercat » (supermarché) qui vend des produits vegan, il faut le voir pour le croire. Comme mon sac de voyage n’était pas extensible, j’ai ramené un paquet de bonbons sans gélatine de porc.

En conclusion, ces vacances ont été riches en découvertes, pour une ville que je ne connaissais absolument pas !

 

Make it possible, contre l’élevage intensif

Une vidéo très bien faite contre l’élevage intensif. Pas d’image d’abattoirs mais des explications claires (en anglais) et un message puissant :

Le livre qui a fait polémique aux Etats-Unis : Vegan is Love

Aujourd’hui nous vous présentons un livre en anglais pour enfants qui a fait parlé de lui aux États-Unis : Vegan is Love de Ruby Roth.

Ce livre explique aux enfants ce que « vegan » signifie, et pour cela aborde de nombreux thèmes, parfois durs.

Après avoir lu quelques articles consacrés à ce livre, nous avons décidé de satisfaire notre curiosité et l’avons commandé sur le site Book Depository.

La question qui nous trottait dans la tête était la suivante : ferions-nous la lecture de ce livre aux enfants de nos familles…Ou est-il trop traumatisant ?

Les critiques qui ont suivi la publication de ce livre concernaient en général son caractère inadapté aux jeunes enfants : il engendrerait cauchemars et angoisses pour ceux-ci…

Il faut dire qu’il aborde des sujets pas très drôles : l’exploitation des animaux pour l’habillement, les tests sur les animaux, les zoos et parcs aquatiques, les animaux de cirques, les courses, la pêche et la chasse

Voici les trois illustrations que nous trouvons les plus dures pour de jeunes enfants :

Mais ne réduire ce livre qu’à la souffrance des animaux serait injuste, son message va bien au-delà : il aborde aussi la nécessité de changer son comportement pour le futur de notre planète et ses habitants.

Et là c’est carrément génial, de très belles valeurs sont joliment illustrées par l’auteure. De belles images apaisantes permettent d’alterner avec les sujets plus durs. Au final, le message est positif.

Et une certaine limite est tout de même respectée : il n’y a par exemple aucune illustration d’abattoir…

Notre avis à prendre avec des pincettes concernant le public visé :

Nous avons distingué les enfants vivant dans des familles « végé » et les enfants vivant dans des familles « classiques ».

  • Chez les « végé » : si pour des enfants très jeunes et sensibles, il vaudrait peut être un peu patienter avant de leur présenter le livre, pour des enfants plus âgés, ce livre peut être une belle manière d’expliquer le choix de vivre « vegan » des parents. Mais difficile pour nous de déterminer une fourchette d’âge…
  • Pour les enfants vivant dans des familles « classiques », le livre pourrait s’avérer culpabilisant : ceux-ci n’ont par exemple pas la possibilité de décider pour eux-mêmes des sorties décidées par les parents (cirques etc).

Nous sommes loin d’être des spécialistes de la psychologie infantile et n’avons pas d’enfants. Nous étions curieux de découvrir ce livre. Nous serions ravis d’avoir l’avis de parents sur le sujet :)

 

 

 

La réponse de Weleda concernant les tests sur les animaux

Après avoir entendu des rumeurs sur la commercialisation des produits Weleda en Chine, nous avons voulu en savoir plus et leur avons envoyé un e-mail en demandant plus d’informations sur les tests sur les animaux et la composition des produits.

Voici la réponse du service consommateur, qui nous est parvenue très rapidement (un très bon point)

Nous espérons que cela pourra vous aider dans vos futurs achats…

 

Bonjour Madame,

 

Nous vous confirmons que nos produits cosmétiques n’ont jamais été testés sur les animaux, ni au niveau des matières premières utilisées, ni en tant que produits finis. Ils sont en effet préparés à partir de substances naturelles telles que des cires, des huiles végétales, des extraits de plantes, des minéraux.

 

Concernant votre remarque sur les produits cosmétiques vendus en Chine, Weleda y commercialise uniquement la gamme dentaire ainsi que les savons, produits sur lesquels ne s’appliquent pas les tests obligatoires sur les animaux.

 

Les matières premières d’origine animale utilisées dans la fabrication de certains de nos produits cosmétiques :

 

-          Lanoline (exempte d’ESB, origine Nouvelle Zélande)

-          alcool de graisse de laine         

-          cire d’abeille jaune et ses dérivés (savon de cire d’abeille et cire d’abeille hydrolysée)

-          lait de chèvre

-          capsules en gélatine d’origine porcine (porc certifié exempt d’ESB), pour l’enrobage des Perles Vitalité à la Rose Musquée uniquement. Pour ces dernières, nous sommes conscients que la formule peut être améliorée : recherche en cours pour une gélatine d’origine végétale…

 

Glycérine et stéarates sont d’origine végétale.

 

Dans notre gamme, les produits dépourvus de toute substance animale sont les suivants :

 

-          toutes nos huiles (corporelles et de soin du visage)

-          les laits corporels Rose, Argousier, Citrus et Grenade.

-          tous nos savons

-          tous nos déodorants

-          toute la gamme dentaire

-          toute la gamme capillaire

-          la gamme des nettoyants à l’Hamamélis

-          les soins du visage à la Grenade

 

La plupart de nos crèmes et certains laits contiennent de la cire d’abeille ou de la lanoline, et la crème à raser pour homme contient du lait de chèvre. Nous vous invitons à lire la composition figurant sur les emballages si vous souhaitez éviter l’une ou l’autre de ces substances.

Nous espérons avoir répondu à vos questions et restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

Cordialement.